L’expérience tunisienne en matière de justice transitionnelle inspire d’autres pays

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Justice Transitionnelle en Tunisie -Nous continuerons à l’appuyer et faciliterons le partage des leçons tirées avec dans d’autres pays. », a déclaré aujourd’hui El Kébir Alaoui, représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en Tunisie.
Il s’exprimait à l’ouverture d’un atelier pour des juges et des procureurs de la République sur le traitement judicaire des affaires de justice transitionnelle, organisé à Hamamet du 19 au 21 octobre, conjointement par le ministère de la Justice, le Conseil supérieur de la magistrature et le l’Instance vérité et dignité (IVD).
De son côté, Abdellatif Elkarray, représentant du ministère de la justice, a réaffirmé l’engagement du ministère à réaliser les objectifs de la justice transitionnelle. « Nous serons là pour résoudre toutes les difficultés que ce processus pourrait rencontrer, » a-t-il dit.
Sihem Ben Sedrine, présidente de l’IVD, a souligné pour sa part l’importance cruciale de la redevabilité pour rendre justice aux victimes, saluant le rôle joué par les juges siégeant dans les chambres criminelles spécialisées en justice transitionnelle.
« Ces procès sont désormais entre de bonnes mains », a-t-elle dit, en référence au transfert par l’IVD, entamé en mars 2018, des dossiers de violations graves des droits de l’homme à ces chambres spécialisées.
Assurées par des experts nationaux et internationaux, cet atelier inaugure un nouveau cycle du programme de la formation spécialisée sur le traitement judiciaire des dossiers de justice transitionnelle. Ce programme répond au besoin de former les acteurs de la justice impliqués dans les procès.
Cet atelier est organisé avec l’appui technique et financier du PNUD, le bureau du Haut-Commissariat des Nations pour les droits de l’homme en Tunisie (HCDH), le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) et l’Union européenne (UE), dans le cadre de leur appui global au traitement des violations du passé et la consolidation de la transition démocratique vers un Etat de droit en Tunisie.